Jacques-Louis David (1748-1825)

Notre village a séduit au XIXe siècle, le peintre néoclassique Jacques Louis David.

David à qui l’on doit Marat assassiné ou encore Le Serment du Jeu de Paume connaissait bien le canton. Il séjournait fréquemment dans la propriété de son beau-frère M. Sériziat, à la Ferme de Saint-Ouen, à Favières, au nord de Tournan.

Il s’y était retiré après sa première incarcération en 1794 après la chute de Robespierre. C’est de Favières qu’il écrit une lettre où il confie « Je mène une vie qui me plaît beaucoup, je suis au milieu de la nature, employé aux travaux de la campagne et de mon art ». C’est à Favières encore qu’il est arrêté pour la deuxième fois au printemps 1795. Amnistié en automne, il reprend ses pinceaux et entreprend l’élaboration des Sabines. Avec les 65 000 francs que lui rapporte l’exposition de cette œuvre, il achète la Ferme des Marcoussis, ancien Prieuré des Célestins à Ozouer-le-Voulgis. Il y a fréquemment séjourné sous l’Empire.

C’est là qu’il aurait conçu Le Sacre de Napoléon. La chute de l’Empire le contraint à s’exiler à Bruxelles et il ne reverra jamais sa propriété d’Ozouer qui reviendra en héritage à sa fille, Émilie Meunier.

L’association Les Amis de Jacques-Lous David veille à entretenir sa mémoire et son travail à travers des expositions, des projets culturels autour de ce peintre et la publication d’une bulletin d’études annuel.