Le Mot du Maire

Il y a quelques semaines dans les médias, le débat était lancé autour de la taxe d’habitation. Nous n’avons pas augmenté les taux depuis 2 ans mais l’idée que les Conseils Municipaux, en augmentant les taux d’imposition, s’opposaient à la volonté du gouvernement en réduisant l’impact de cette mesure sur les ménages est pour le moins déplacée et simpliste. C’est un peu court, tant les sujets sont complexes. Comme je l’ai déjà évoqué précédemment, le budget de la commune s’équilibre en tenant compte et grâce à la fiscalité en place. Après plusieurs années de baisse des dotations, cette réforme de la taxe d’habitation, dont nous n’évaluons pas encore tous les impacts, réduira notre marge de manœuvre. Les communes n’arriveront bientôt plus à équilibrer leurs budgets. Les enjeux sont simples : pourra-t-on conserver les services mis à la disposition des habitants du village ? Les décisions prises au printemps qui concernaient l’Accueil de Loisirs communal en sont un parfait exemple. Réduire les recettes des communes conduit à terme à la suppression de services ou à l’absence de capacité d’investissement. Les dernières lois en la matière remontent de plus en plus de compétences à l’échelon intercommunal, mais est-ce la solution ?
Même si on nous explique deux ans après la création de la Communauté de Communes Brie des Rivières et Chateaux que la tâche n’a pas été aisée, ce qui est vrai, nous ne sommes pas encore pleinement satisfaits. Nos désaccords sont liés à la fiscalité mise en place, aux compensations et aux services proposés. Le Conseil Municipal m’a donné mandat à l’unanimité pour saisir la justice et tenter de rééquilibrer les contributions de chaque commune. Le fait d’être en opposition sur ces sujets ne nous met pas dans les meilleures positions pour dialoguer avec nos collègues de la Communauté mais vous m’avez élu pour défendre en premier lieu les intérêts de la commune. En ce moment, c’est le sujet de l’eau qui est d’actualité au sein de la commission Eau. Là encore, nous allons subir une augmentation importante qui, bien qu’en partie justifiée, sera parfaitement inacceptable. Je compte sur votre mobilisation si le besoin se fait sentir.

Nicolas GUILLEN